Liberté pour Santos le supporter de l’om!!

La justice est souvent à sens unique et à deux vitesses. Il n’y avait nul besoin de le démontrer mais les récents événements autour du match Atletico-OM ont prouvé que le monde footballistique n’échappait malheureusement pas à la règle, que se soit sur ou en dehors du terrain.
Depuis plus d’une dizaine de jours désormais, Santos Mirasierra, membre et capo des Ultras Marseille, est détenu à la prison de Soto del Real, au nord de la capitale, et en attente de son jugement. Possédant la double nationalité franco-espagnole, il est accusé de violences sur agent de la force de l’ordre et de troubles à l’ordre public. Ces accusations reposent uniquement sur les témoignages de policiers espagnols.
Retour en arrière. Mercredi dernier, l’OM se déplace à Vicente Calderon pour y affronter Atletico de madrid  . La tension est palpable. La police espagnole,  est bien décidée à se faire respecter, quelques jours après d’énièmes incidents lors du derby de Barcelone, Des coups de matraques sont balancés avant même l’entrée en tribune. Quelques minutes avant le match, les membres du Commando Ultra sont priés de retirer leur «bâche» par les stewards espagnols (alors que seuls les stadiers de l’équipe visiteur sont habilités par l’UEFA à œuvrer dans le parcage). La même bâche du groupe qui a fait le tour de France et d’Europe depuis bientôt 25 ans. Raison avancée? Une tête de mort, emblème du groupe et présente sur la bâche. Fort heureusement le ridicule n’a jamais tué personne.
Face au refus des membres du «CU84» d’ôter leur bâche, c’est la police espagnole qui arrive à son tour pour réitérer la demande. Avec plus d’insistance bien sur. L’intervention des deux policiers français et la tentative de négociation par les membres influents du groupe n’y font rien. Alors que ces derniers se décident à cacher le bout de bâche en question, la Guardia Civil sort ses matraques et attaque les supporters marseillais, à aucun moment belliqueux. Pas de sentimentalisme, pas de demi-mesure, pas d’humanité. Les images ne peuvent faire voir le contraire: les policiers frappent tous les fans, femmes et vieux compris. Des scènes de lynchages gratuits sont clairement visibles. La Guardia quittera la tribune mais des coups de matraque seront de nouveau offerts aux premiers rangs de certains bus marseillais, avant leur départ retour pour Marseille. Lamentable.
Il a reçu des vêtements de la part des supporters du Rayo Vallecano, le troisième club de Madrid, par ordre d’importance, lesquels se sont mobilisés afin de faciliter son incarcération et multiplier les démarches de soutien. En fin de matinée, son avocat, Me Erlantz Ibarrondo Merino s’est entretenu avec le juge au siège général de la Justice, sise place de Castille. Ce dernier a visionné les images de Canal+ Espagne, alors qu’il avait refusé de s’y soustraire depuis le début de semaine, estimant qu’elles auraient pu être tronquées et, en incidence, n’étaient pas recevables.
Le juge, avance à pas de tortue, voire d’escargot.Il a fallu plus de dix jours à la justice espagnole pour accorder un droit de visite à un diplomate français, témoignant ainsi de la problématique du dossier. Santos bénéficie de la double nationalité et il est considéré comme un ressortissant espagnol, limitant le pouvoir d’intervention de la France, laquelle entend respecter l’indépendance de la justice espagnole.

 

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